1constant

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Le 11/01/2013 à 22:28
Le week-end s'annonce pénible, alors je lis Le Roncier dont je partage les inquiétudes, les colères et les espoirs.
Le 18/12/2012 à 19:02
Le 18/12/2012 à 12:00
Le 17/12/2012 à 23:22
Ce fut d'abord morne et sérieux, derrière les cordons sans humour des représentants officiels, puis presque angoissant, perdu dans la foule des pédés de mon âge, aux barbes nettes et vêtements sombres tous pareils, autres moi-même et possibles amants, réclamant dans le gris du dimanche d'être encore plus pareils. Et le ruban qui scintillait sur la façade du Bazar de l'Hôtel de Ville éclairait plus de poussettes que de baisers. Mais sur le Pont-au-Change, je me suis laissé rejoindre par les Panthères Roses et leurs slogan oui-oui-ouistes.
Tout était alors plus drôle et coloré, les marcheurs, les pancartes, les sourires, les hommes et les filles, les garçons, les couples de femmes, les autocollants sur les bonnets à pompons, les approximations du mégaphone et Gossip à plein poumons devant la place de la Sorbonne. En repartant, je croise le char du PS en toute fin de cortège, coincé entre les derniers achats chez Gibert Jeune et les touristes traquenardés rue Galande. La sono passe Hung Up, tout est dit : le parti a qui l'on doit cette loi d'égalité, qui devrait marcher en tête, sous les confettis et les vivats, tente de faire bonne figure comme Madonna le faisait en recyclant ABBA. D'ici peu, quelques mois sans doute, on les remerciera, mais la tiédeur de Hollande et de certains élus socialistes (pas les miens) les a conduit là, à fermer la marche avec les derniers cars de CRS et le service de voirie de la ville de Paris.
Le 14/12/2012 à 18:54
Le 13/12/2012 à 22:06
Le 13/12/2012 à 00:21
Le 12/02/2012 à 23:22
Le premier effet visible de la mort d'une "icône gay" (plus personne n'utilise cette formule. Même les pigistes de Modes & Travelos n'osent plus. ah ! en fait, si, ils osent encore...) c'est justement de vous rappeler que vous l'êtes, gay et que votre entourage aussi : statuts éplorés sur Facebook, textos endeuillés (même si je suspecte certains de ressortir à chaque fois le même "I'm devasted" - copyright The Queen Mum pour le pilier de l'Alma- , suivi d'un sms drapé de désespoir "du coup, on doit aller boire pour oublier" qui peut faire sourire à 11 h du matin), blagues limites (sérieusement, j'aurais dit "Houston, on a un problème" ? oh...). Du coup, je m'interroge. D'accord, je dois avoir le best-of dans mon ipod, mais c'est comme les Moon-Boots dans le dressing : on ne sait jamais. Aussi, je dois reconnaître, le "and... aaaaaaaaaaaaaah-ah-I.........will always" aspiré-filé est un classique de pommeau de douche, mais sinon, Whitney, de quoi a-t-elle été la bande-son ?
- en seconde, Marie-Frédérique L. affiche à la rentrée des bottines noires avec un jean neige fuseau et un bandana rose dans une permanente approximative, parce "qu'elle est super fan de Withney". Ça ne m'intéresse pas, j'écoute The Sisters of Mercy et Madonna (qui sont comme une rehab après une difficile période Jeanne Mas). - début des années 1990, total mépris pour Bodyguard. Dès que I have nothing s'impose à l'autoradio, j'enfonce délibérément ma cassette de Nick Cave (encore quelques années et je passerai avec Kylie du côté où poussent les roses sauvages) - petit faible inassumé pour Exhale (Shoop Shoop). Je bifurque assez vite sur Tatie Dionne qui depuis ne me quitte pas. - premiers duos de folles avec un copain folle (...) sur When You Believe. Je suis plus grand et tout en jambes, je refuse catégoriquement, pour des raisons de vraisemblance, de faire Mariah. - au tournant du millénaire, Could I have this kiss forever passe en boucle dans les cuarto oscuro de Barcelone. Je finis par le fredonner à toutes occasions. - il faut attendre 2010 pour qu'un éprouvant remix de Million Dollar Bill par Frankie Knuckles accompagne mes gesticulations sur le parcours-cardio d'une salle de gym de province. Finalement, dans cette dégringolade qui fait les grandes carrières, j'ai aussi suivi le rythme.
Le 24/12/2011 à 14:35
Le 21/12/2011 à 19:34
Christine Boutin est trop gentille. Pour les fêtes, elle a adopté un "jeune écrivain homosexuel" et, naïvement, elle a placé sa confiance en lui. Même lorsque, nommé "conseiller pour la communication", il tente un extrem relooking. Rue 89, toujours prompt à la moquerie, explique ainsi que : "Il lui donne des conseils sur son image, critique ses tailleurs : « Je lui dis “habillez-vous comme Ségolène”, elle au moins est très classe. »"
Aucun doute ? Aucune puce à l'oreille ? Aucune suspicion de complot tramé sournoisement par une maçonnerie secrète de responsable-corner aux Gallaf et de FAP coalisés ? Heureux les pauvres en esprit. PS : le fin mot est anthologique : « Il fait beaucoup rire Christine, et ça c'est très important. »
Le 20/12/2011 à 21:55
Tout le travail est déjà fait, c'est vraiment pratique, l'esprit de Noël.
Le 12/12/2011 à 23:35
Sans les brushings de la mort et les manches chauve-souris, sans les Wayfarers blanches, les nuques longues et les cols boules en angora (tribute to Anne S. épouse ? S.-K.), loin de Val d'Isère (Edina : "Who was Val D'Isere, Pats ?" Patsy : "Val, Val... Valérie D'Isère, Darling. French film star..."), de ses moniteurs de ski en jean neige et de ses chalets à poutre apparentes (et inversement), dépouillé de sa cohorte de garçons sensibles et de filles à pédés (Des pédés ? Où ça ?), ce monument de la chanson mondiale a quand même un peu de mal à passer la rampe (en pin massif).
C'est Miss Welch qui s'y colle. Après tout, elle est née deux ans après la première diffusion (sur MTV ?) de l'une des rares vidéo qui me donne envie d'accrocher des guirlandes. Bon, ça aurait pu être pire (mais pas de vrai Noël sans Guy Lux) :
Le 12/12/2011 à 09:23
Le 09/12/2011 à 20:33
Puisqu'on m'y oblige, puisque les leçons de l'année dernière n'ont pas servi, puisque la crise n'empêche finalement rien, je me mets à la recherche des images qui témoignent du pire de noël. Merveille du progrès, je n'ai pas beaucoup à chercher :
Je crois que je suis moins effrayé par l’ambiguïté libidineuse de Mariah-all I want for Thanksgiving is another turkey- Carey à l'encontre d'un mineur sous roacutane que par la foule hystérique qui agite des paquets emballés, exacte préfiguration de ce qui a déjà commencé. Sur la place de la mairie de P., regroupés comme pour se protéger du vent, une quinzaine de chalets en aggloméré viennent d'être installés. Cette année, foin de bonnets péruvien en laine polaire made in China, la thématique se veut rigoureusement nord-européenne : vin chaud, pain d'épice en forme de renne (sérieux...), chapka en ragondin et chorales alsacienne. C'est le marché de noël d'Eric Besson.
Le 31/08/2011 à 22:30
C'est la rentrée, on n'est pas obligé de s'énerver à cause de Vanneste, nouveau Martin Horky.
En revanche, on peut lire June Thomas et regretter (on y reviendra) que les bars gays soient désormais sur la même liste que les cabines téléphoniques et les disquaires, celle des commerces en voie de disparition. PS : arriver ici en ayant tapoté "Jean Marc Souami gay" dans Google, je peux le comprendre. mais "Jean-Marc Souami nu", là, désolé, il faut arrêter de croire tout ce que racontent les manuels de SVT.
Le 26/08/2011 à 21:01
Une crise ? Quelle crise ? Il suffit de rester concentré sur le thème de ces vacances : civilisations disparues et fromage de brebis. A chaque nouveau village-en-bord-de-mer je veux rester et louer, ou acheter une grande maison, tu vois, un truc très simple tout blanc pour venir un peu chaque été, non ? Si en plus la famille de Melina Mercouri possède encore une maison sur le port... oso ki an psazo, den vrisko allo limani...
Dans la patrie d'Homère et de Ritsos, les gens (dont moi) disent : - "Ok, moi aussi, une grrreeeek salat" - "... euh, tu sais, c'est un accent, c'est pas la prononciation officielle" - "Ça dis quoi les pictogrammes, là, sous le nom de l’hôtel ?" - "visiblement, c'est climatisé, il y a le wifi, la télé et... une perruque dans chaque chambre." - "???" - "Pardon, un sèche-cheveux. Super mal dessiné, ce sèche-cheveux..." - "Non, mais sérieux, les Grecs anciens, là, ils y croyaient à ces histoires ?" - "Pour résumer, d'après Vernant, qu'à moitié" - "Là, à gauche, après le feu, c'est Mycènes, j'ai vu le panneau derrière le camion" - "Bizarre, quand même cette phrase, non ?" - "Pourquoi ?" - "Camion, feu rouge, Mycènes : cherchez l'intrus" - "Ok : sa main sur ses chevaux laissait flotter les rênes, ..." - "C'est bon, on arrive !" - "Alors, ils t'ont indiqué quelle route était la bonne ?" - "Pas du tout. A la question "Do you speak english or french?", ils ont répondus "not at all" avec un très bon accent. Je crois que ça veut dire "fuck the tourists" en grec moderne" - "On fait quoi, alors ? Ça fait deux heures qu'on est perdu dans ces montagnes. Et ego in Arcadia, d'accord, mais pas tout le séjour non plus !"" - "Comme j'ai répondu : "Strauss Kahn and the International Monetary Fund fuck your mother", je pense que tu peux démarrer. Vite."
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Le 23/06/2011 à 23:02
Madame de
C’est le pays qui m’a donné le jour pour moitié. Cuesta couverte de blés déjà jaunes, les vaches réfugiées sous les arbres, pommiers étayés et, presque partout, des éoliennes qui tournent lentement. La partie de ma famille qui vient de ce monde là -Maupassant comme en vrai, à peine remis au jour des pavillons périurbains, des fermes transformées en B&B et des ronds-points paysagés- m’a envoyé un faire-part et, contre toute attente, plutôt que de m’unir d’intention, me voilà à chercher ma route sur des départementales qui relient entre eux des patronymes proustiens. Pendant deux jours, tous les gens que je croise sont des cousins. Certains proches, et aimés, bruns, beaux, les dents blanches et l’humour acide. D’autres éloignés, méconnus, sérieux et déjà beaucoup plus vieux que moi dans des vies de notaires et de pères de famille. Comme annoncé par la particule affichée sur le programme, la messe est un grand moment : verdurinisation effrénée de ma tante, folie des chapeaux en fibre végétale, festival des tailleurs-pochettes-escarpins en shantoung pastel, maitresse de chœur formée aux scouts d'Europe débordante d'un enthousiasme épuisant, curé débonnaire et réac, Agnus Dei en latin. Assis à la place réservée depuis 1887 à Melle Picaud, comme l'atteste une plaque en cuivre polie que je n'arrive pas à desceller, je ricane avec ma voisine qui tente, en bustier de mousseline à 16 h de l'après-midi, des repérages pour la fin de soirée. Nous tombons d'accord sur un ancien chef scout maintenant responsable-produit dans une entreprise agro-alimentaire qui semble s'ennuyer ferme sous ses tâches de rousseur.
La suite fut conforme : vaste pelouse en pente douce vers une pièce d'eau, verrines (c'est la province, on a le droit), soleil doré, interminable photographie de groupe sur les marches, chute hilarante d'une invitée déguisée en Claude Pompidou et surtout ces bribes de conversations où se croisent de patientes tentatives pour démêler l'écheveau incertain des liens généalogiques ("donc si le père d'Yves est le frère de votre grand-mère, alors vous êtes... le fils du neveu de ma cousine !"), des résumés de vie saisissants ("j'ai divorcé, je suis partie, maintenant je vis entre Londres et Alençon"), des révélations inattendues ("la vache, le gars, là-bas, je crois que j'ai couché avec lui en prépa, c'est fou, qu'est-ce qu'il fait là ?"), des sentences définitives ("les gambas sont molles, ça doit être le climat"). Victimes des pratiques locales (un peu de calva en attendant le champagne), je m'éclipse un instant à la fin du repas le temps de me retrouver pris dans le faisceau de la lampe-torche du gardien qui surveille le parc. Une fois rafraichi, je finis la soirée en apothéose en expliquant à la mère de la mariée pourquoi, en 2011, il est indispensable de crocheter les doigts en éructant gaga-ro-ma-ma, incité en cela par le pire DJ à l'Ouest de La Touques. Ce fut un très beau mariage.
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Le 11/03/2011 à 09:15
"Ce fils de rien, ce tout et pire"
J'ai un peu honte, mais bon, ça me le fait comme dans la chanson (il faut cliquer sur Alejandro-I know that we are young- Arriola) presque à chaque fois. :
encore...
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Le 20/02/2011 à 19:44
"we learn dances, brand new dances, like the nuclear bomb"
Ok, Ok, j'écris moins... Black Swan c'est vraiment pas terrible. Caméra fixée sur la nuque pour montrer l'oppression, décors monochromes, moins d'un quart d'heure de danse filmée, Cassel caricatural et une relation mère-fille névrotique en guise d'explication, beaucoup moins bien d'ailleurs que dans Carrie. MAIS, il il y a une scène de nightclub. Et ça, j'avoue, c'est toujours un plaisir, même lorsque le filme m'ennuie (à vrai dire, même dans la moitié des épisodes de Sex & The City ou même la fin du clip de Hung up, je trouve ça bien. Alors du coup, je tente un début de liste, à compléter :
¤ We own the night. Musique assourdissante, stroboscope, Eva Mendes perdue dans les silhouettes qui dansent. Répit avant la violence finale. ¤ The 25th hour. Longue scène (presque un quart du film). Aller-retours entre la piste bleutée et le salon au dessus où les personnages règlent leurs comptes. Rosario Dawson et Anna Paquin tentent de faire diversion en dansant. ¤ ...
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Le 12/01/2011 à 22:57
L'intime, l'étranger et nous. Tous.
Une année qui commence, nouvelle, avec des interrogations et une colère déjà anciennes :
Le Roncier : l'intime et l'étranger
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