J'écoute : Sophie Hunger
Je regarde : cet écran / par la fenêtre / au loin
Je lis : Alexandre Dumas
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour samedi 17 juillet 2010 à 10:51)

06/08/2010

06/08/10 - 20:42

Vita privata


Paris au mois d'août, merci bien : la ville est déserte, Paris-plage est bondé, les guidons des vélibs sont tout poisseux et il n'y a aucun chance que le maire se décide à être drôle, lui. Mais cet été, je me sens Liliane : j'aime mes amis et j'aime rendre service. Je prête donc gracieusement mon appartement à un gaïen de mes amis qui doit "s'isoler pour écrire".


un dernier effort avant les vacances : on clique


Pour ce qui est de l'isolement, je ne peux le détromper. La province à cette saison, c'est peu le Grand Lac Salé avec Horse with no name en fond sonore (et encore, dans ce type de paysage, on n'est pas à l'abri du tournage d'un vidéo-clip pour une sous-chanteuse de arénebi, alors que là...). Non, le souci, c'est moi (oui, je sais, mais c'est un blog), ma vie-mon inimité. Je change les draps, je laisse du Coca zero au frigo, des serviettes dans la salle de bain, mes derniers numéros de la Revue des deux mondes au toilettes : OK. Mais je planque quoi, en priorité : ma tisane drainante-ventre plat ? mon anti-cerne ? mes chaussons ? L'avantage de nouer connaissance ici, c'est que je peux laisser mes sex-toy où ils sont, mais ne devrais-je pas mettre un post-it "ceci est un cadeau" sur le best-of de Julien Clerc qui traîne dans mes étagères ?
Tant pis, je renonce, j'assume (et je nierai). Et puis, après tout, je me retire sur l'Aventin.

05/08/2010

05/08/10 - 14:38

"Diamonds! Diamonds! I don't mean rhinestones! But diamonds..."


Je crois qu'il flotte dans l'air de cet été comme une atmosphère d'absurdité 18 carats, un esprit "Liliane en vacances". Le bruit de fond des actualités (avec la voix des speakers de l'entre-deux-guerres) parle d'enveloppes de billets, de millions évaporés, d'îles oubliés et d'argent de poche. Autre chapitre, moins drôle dans ses conséquences, mais tout aussi décalé, l'audition de Naomi - with me! with me ! Campbell au procès de Charles Taylor.



Tout est bien : le tailleur virginal ET moulant, l'air apeuré, le petit mouchoir trituré et les réponses extraordinaires : "J’ai l’habitude de voir des diamants brillants et dans une boîte, vous savez. Je n’aurais pas pu deviner tout de suite que ces toutes petites pierres à l’aspect sale, c’était des diamants" (phrase que jamais la grande Beth n'aurait eu la bêtise de prononcer : Dimestore Diamond).
Mais la vraie humiliation est ailleurs : "Madame Campbell, pourriez vous nous donner votre date de naissance ?". La justice internationale est vraiment implacable.

16/07/2010

16/07/10 - 20:36

"personne n'a été capable d'écrire ce simple télégramme"


La chambre qui m'accueille régulièrement à Paris s'est déplacée. Je ne salue plus la tour St-Jacques le matin mais pour quelques stations de plus, la ville est à mes pieds. Tout change alors un peu : les trajets, le rythme, les ambiances. Je retrouve le dernier métro et les plus longues excursions, je découvre le charme discutable des "résidences de standing", comme on disait avant le choc pétrolier.




Mais sinon, c'était bien : le bal du 13 juillet sur la place Léon Blum, l'orage d'été qui s'écoule jusque sur les portraits de Lucian Freud, le rappel (si nécessaire) des clivages province/capitale (disparition des pantacourts -j'ai cru à la promulgation d'un arrêté municipal par le maire du IVe-, audace du short de pensionnaire pour de grands garçons à mèches), partout des vedettes (Morano, ça compte ?), les répliques imparables entendues dans les transports en communs ("trop pas !", "trop si !" / "Moi je souis de Towonto, au Canada, et twa ?", "Hmm, tu vois Concarneau ?") et le goût étrange des chips saveur guacamole au dernier étage d'un immeuble où vécu Flaubert.


05/07/2010

05/07/10 - 23:43

Mieux que moi (qui sera demain)


Je n'écris plus beaucoup et plus du tout sur la musique, mais en même temps, tout est , alors je prends des vacances.

04/07/2010

04/07/10 - 22:36

"Oh, Joffrey ! Joffrey... "


Dire qu'il faut que Christian -"parfois un cigare n'est rien d'autre qu'un cigare"- Blanc démissionne pour que je découvre l'existence d'un Ministre de l'espace rural nommé Michel Mercier.



En fait, bizarrement, rien à voir. Mais, pendant quelques minutes, ça m'a fait rire.

26/04/2010

26/04/10 - 23:40

"oh walk on by (don't stop) and walk on by (don't stop) and walk by (don't stop)"

Presque comme un léger regret que le travail soit déjà fait. Mais si je suis privé du plaisir de collecter minutieusement les versions les moins attendues, me voilà immergé dans Walk on by.




Et finalement, je préfère toujours Dionne. Y compris en allemand
.

21/04/2010

21/04/10 - 19:07

Les fiancées de Dracula


C'est la faute de Julie Delpy. A force de l'entendre expliquer partout, avec des phrases jamais terminées, entrecoupées de petits rires hystériques, ponctuées de "moi, je" et d'anglicismes pour rappeler que, franchement, la France est trop petite pour elle (soit exactement le personnage de Karin Viard dans le Bal des Actrices) que son film sur la comtesse Bathory s'inspirait "vraiment de vrais faits réels qui ont eu lieu", je suis allé regardé d'un peu plus près.
Et là, l'horreur :



Il existe un projet de film allemand sur ce même sujet, la comtesse hongroise sanglante, sur un scénario d'Elfriede Jelinek, avec Tilda Swinton et Isabelle Huppert.
Je ne mets même pas de points d'exclamation, je suis pétrifié d'effroi.
La conjonction des femmes qui me font le plus peur dans le cinéma mondial réunies dans ce qui ne peut être qu'un concours de névroses en costume, avec plissement des yeux, moues dédaigneuses, lèvres sèches, regards de folles et vagins dentés. J'imagine la guerre des egos, les luttes pour être la plus inexpressivement blafarde et les duels de mimiques : "tu as vu comme j'intériorise/extériorise bien la psychose féminine. prends ça dans ta face, l'écossaise pas toujours rousse ! " / "Même pas mal ! Essaye un peu de te lacérer les seins avec un camé du XVIe siècle et autant de talent que moi, c'est autre chose que de minauder pour Bob Wilson, hein, la vieille !" / "Zuper, Zuper, Mesdames fous êtes très bien, très hintense-euh. Mais che fais la réécrire quand même-euh".
Finalement, Delpy, elle est plutôt sympa.

20/04/2010

20/04/10 - 00:16

Saga


Je suis d'accord, un peu de sérieux : on ne peut pas "étudier" l'hypothèse de l'entrée de l'Islande dans l'Union Européenne, ce ne serait pas raisonnable.
Passons sur la langue, après tout, une fois qu'on a accepté les Lettons, on ne peut plus dire non à grand chose, mais franchement, un pays qui a donné au monde Emiliana Torrini et Björk ne peut pas être envisagé sans un minimum de circonspection.


en cliquant sur cette photo empruntée au site du Figaro, on peut entre Björk Gudmundsdottir chanter en norrois. Enfin, en islandais, quoi...


Wikipédia, fontaine de sagesse, précise que : "elle [L'Islande, donc] possède en la personne de Eiður Smári Guðjohnsen (Tottenham Hotspur Football Club) un attaquant de rang mondial. Les échecs et l'équitation y sont aussi populaires." : tout est dit. Certe, l'actualité la plus récente accable encore cette ancienne colonie danoise (il faudra quand même bien un jour s'interroger sur la propension du Danemark à s'emparer de terres vierges, glacées, inexploitables et lointaines) : fichage ADN collectif, faillite, effondrement des ventes des 4x4, coulées de boues, nuage de cendre.
Mais l'histoire n'est pas en reste : passé tumultueux, traditions absconses (je cite à nouveau : "Le Lögrétta, la section législative de l'assemblée, était son institution la plus puissante. Il comprenait les 39 goðar, en plus de neuf membres additionnels et le lögsögumaður. Le lögsögumaður (celui qui dit la loi) occupait la plus haute fonction de l'Althing. Son rôle consistait à réciter les lois de l'Islande, à l'époque où l'Islande n'avait pas de droit écrit. Il présidait les sessions du Lögrétta et il tranchait les litiges. En tant que section législative de l'Althing, le Lögrétta prenait position sur les litiges liés à la législation, il adoptait les nouvelles lois et il accordait des dispenses à certaines lois." Et je vous épargne l'article sur le droit successoral), littérature improbable (chaque fois que j'entends parler de saga islandaise, je pense au personnage d'Irving, coincé entre sa traduction impossible et sa vessie trop pleine et du coup, c'est idiot, je n'arrive pas à prendre ces textes au sérieux).

Il y a bien quelques aspects distrayants mais ils restent encore limités : un bras d'honneur aux banques et, surtout une impeccable première ministre :



A 30 ans, Jóhanna Sigurðardóttir est hôtesse de l'air, mariée-deux-enfants, un pavillon dans la banlieue de Reykjavik et un mari qui chasse la baleine pour se détendre le week-end quand il ne boit pas de l'aquavit. A 65 ans, elle est première ministre, ouvertement lesbienne, mariée à une journaliste de 10 ans plus jeune et elle assume un look très Patty Hewes meets the golden Girls : yeah (en islandais : yè-aeh).

C'est pas mal, mais ça ne fait quand même pas beaucoup. Et puis, au final, l'Islande reste pour moi cette terre mystérieuse où mon frère, en pleine période introspective, est parti faire du trekking avec une agence de voyage spécialisée dans les "séjours natures exigeants". A son retour, j'ai juste appris que c'était "beau" et "vide" et qu'il avait du partager sa canadienne avec un "légionnaire suisse" qui "se lavait nu dans les fjords". Mais je pense qu'il inventait pour me faire rêver.
Il n'y a pas de légionnaires en Suisse.


09/04/2010

09/04/10 - 22:23

Excusez-moi d'être bilingue


Le printemps se fait attendre et, pourtant, je suis à deux doigt de partie en vacances en gite (peut-être pas celui-) :



Je suis prêt à faire face à l'idée que ce film ne fait rire que peu de personnes. Dont moi.

31/03/2010

31/03/10 - 23:47

Chérie fais-moi peur


Lui, encore, ça va, c'est sa femme qui me fait peur.
Franchement, une fois acceptée l'idée qu'au pays de la peine de mort pour les mineurs handicapés, des psychologues comportementalistes et des prédicateurs fondamentalistes (ou l'inverse), on a le droit de tuer des méchants pour surmonter un traumatisme infantile, Dexter, je le trouve plutôt sympathique. Micheal C. Hall a (presque) mon age, depuis les Fisher & Sons, c'est quasiment un ami de la famille et ses nouveaux muscles vont très bien avec son bronzage de roux floridien. Mais elle, c'est carrément l'angoisse.



Et c'est la bonne surprise de cette saison 4 dont j'ai tellement entendu parlé que j'ai fini par regarder. L'idée (qui court dans à peu près toutes les séries) que l'idéal familialo-suburbain est le pire cauchemar contemporain trouve son incarnation la plus glaçante dans Rita Bennett. Son conformisme gnan-gnan, ses mines de petite fille sérieuse, et cette idée consternante qu'il faut tout le temps "parler" pour que la "relation" puisse "marcher".
D'où des répliques bien plus terrifiantes que les regards de Trinity :
- "Hmmm, Dexter, je trouve que tu n'es pas un père/mari très présent ces temps-ci..."; "hmmm, nous en parlerons à la maison"; "Tu sais, nous avons beaucoup de travail à faire si nous voulons que notre mariage fonctionne"; "il faudra en parler plus tard"; etc.
C'est bien simple, elle me fait encore plus peur que Debra Morgan /Jennifer Carpenter, la soeur butch aux yeux cubistes.

28/03/2010

28/03/10 - 22:10

Katrin Deunioff (from Russia with laugh)


C'est plus ou moins l'hiver et l'effet euphorisant de la vidéo de Valérie Pécresse (soit, si l'on y prend garde, la contraction de pétasse et bougresse, tout le monde ne peut pas s'appeler Dietrich) est déjà en train de se dissiper. Comme tous les ans, je réagis au passage à l'heure dite d'été (que j'ai momentanément confondu avec l'heure sans éclairage mais en fait non) comme le font les animaux d'élevage : mal.
Heureusement, joies de l'internet, une nouvelle séquence fait mon bonheur. Une minute pile de décalage venu du froid.



Le simple nom de Catherine D. prononcé à la Russe suffit à me faire rire. Mais s'y ajoute en plus sa vision improbable dans un manteau vison piqué à une entraineuse de patinage artistique biélorusse, le sac à main bourgeoisement coincé sous le bras , tentant de faire tonner un canon sous les ordres véhéments d'un général qui a du connaitre Brejnev jeune (ou Andropov en bonne santé). Elle finit à demi-sourde, soit le prix à payer pour un ménage dont le montant justifie (j'imagine largement) l'hilarité qu'il suscite.

25/03/2010

25/03/10 - 22:36

"On sait comment ça se passe"


France-Inter, vers 8 h 45, ce matin. L'invité de la matinale est le président de l'Agence nationale de recherche sur le sida. Un auditeur :
"Bonjour Messieurs, moi j'ai été contaminé en 1985 par une transfusion sanguine parce que j'étais hémophile, maintenant ça va je ne prends plus de traitement, bon, j'étais une victime indirecte de cette maladie mais à l'heure actuelle les gens qui se contaminent se contaminent me semble-t-il volontairement. Je suis désolé de le dire aussi méchamment mais on fait la prévention, on sait ce qu'il faut faire, on utilise des préservatifs à tour de bras, mais échec [...] C'est normal que votre agence ne soit plus subventionnée. On sait comment ça se passe. Parce que franchement, c'est pas normal que des gens soient contaminés alors qu'on sait comment ça se passe."



Demorand qualifie la question de "brutale", Delfraissy botte en touche en évoquant l'Afrique et souligne que les nouvelles contaminations y concernent les femmes hétérosexuelles (pourquoi à ce moment-là de la réponse, sinon pour répondre à ce qu'il croit être l'évident sous-entendu de l'auditeur ?) . Seule la journaliste spécialiste des questions médicale, Danièle Messager, souligne que "la sexualité est quelque chose de très compliquée" et que les moyens de préventions ne sont pas toujours évidents à utiliser.
On a connu des Sidactions qui, pour des distinctions identiques entre "bons" et "mauvais" contaminés, ont commencé dans la fureur. Il y a déjà quatorze ans.

Dans ma cuisine, je me fige, mais pas très longtemps. Je coupe la radio. Je mets ça, à la place, ce qui ne sert à rien, mais qui fait un peu passer le goût amer que vient de prendre mon café. Et c'est tout ?

24/03/2010

24/03/10 - 22:32

(avant la) représentation


"Oh, tu es là ! Oui, bonsoir ! bonsoir ! Toi aussi ! Tu es venu avec Michel ? Je ne l'ai pas vu... Tu vas bien ? Bonsoir ! Tu sais ce que tu vas voir là ? Oui, bien sûr, j'ai vu le précédent, tu penses... bonsoir comment tu vas ? Oui, merci et toi ? L'année dernière déjà... suffocant de beauté... oui, bien sûr... attends, je te laisse... Bonsoir, comment tu vas ? Pardon. Oh, je ne savais pas... Mais vous vous êtes séparés quand ? La semaine dernière ?... ah, oui... un instant..; décidément, tout le monde est là, forcément, tu penses, bonsoir... ah, tiens, ils sont toujours ensembles eux... ah, non, rien, je croyais... bonsoir ! Tu es placé où ? tu as de la chance, moi, en F je vais encore être trop sur le côté, enfin... Bon, il faut y aller, on peut pas les attendre éternellement...ah ! bonsoir !"



Après, c'est une toute autre histoire, de stridence, de nom-de-Montaigu (mais pas celle que l'on croit), de femmes nues l'épée à la main et de lumières stromboscopiques.



23/03/2010

23/03/10 - 23:40

Super 8
(d’après Joseph de Maistre)


Sur l’écran de l’ordinateur, les photographies défilent à un rythme présélectionné, au rythme d’une musique d’ambiance qui semble ne jamais devoir s’arrêter. La qualité numérique des clichés rétro-éclairés ne nous épargne aucun détail, accusant les traits, saturant les couleurs, écrasant les perspectives. Chacun se tasse comme il peut pour trouver une place inconfortable face au bureau sur lequel est posé le moniteur, blanc et brillant. Lorsque l’image qui s’affiche est plus sombre, je vois s’y superposer, par reflet, nos visages familiers, attentifs et incertains.



Je repense alors à l’ancien dispositif des après-midi consacrées aux diapos de vacances et aux films tournés en super-8. Et je ne discerne plus alors les avantages du progrès technique. Le temps qu’il fallait pour déplier l’écran qui ne tenait jamais vraiment droit et dont le pied risquait, presque à chaque fois, de vous coincer la peau entre le pouce et l’index en se refermant brutalement, le noir jamais complet parce que l’une des fenêtres du salon, placée trop en hauteur, n’avait pas rideaux, le bruit du ventilateur de l’appareil de projection et l’odeur si particulière, de produits chimiques et de plastique chaud, tout cela formait les composantes d’un rituel que je regrette. Et je veux bien considérer tout cela aujourd’hui comme un goût de nostalgie, mais ce n’est pas sans doute pas que cela ("now you're telling me you're not nostalgic / Then give me another word for it").
A l’éclat lisse et sans défaut de l’écran numérique, je préférais vraiment (mais c’est un souvenir un peu lointain) le grain mat de la toile de l’écran et ce moment suspendu où les dernières images des dernières vacances se couvraient de gros rond blancs qui annonçaient la fin du film. Un morceau de pellicule libéré de la bobine venait ensuite frapper à coup sec et régulier le montant du projecteur, nous sortant peu à peu d’une torpeur qui a aujourd’hui entièrement disparue.





03/03/2010

03/03/10 - 23:25

Tronomette


De toute façon, depuis la scène où il encule vigoureusement Stéphane Rideau dans les dunes de mon enfance, j'ai un faible coupable pour Jérémie Elkaïm. Oui, même dans A cause d'un garçon et Clara Sheller-d'une-gourde. Après, je ne sais pas, je n'ai plus la télévision. , il est très bien, en avatar de l'homme de la vie d'Adèle. Il la quitte, elle est malheureuse, elle ne veut que lui, "et partout elle le voit".



En étudiant fleur bleue, en bourgeois giscardien et en amant dangereux, il est le seul garçon possible, jusqu'au fantasme d'un plan à trois avec lui-même.
Film parfait pour un dimanche après-midi, rescapé de la tempête et d'une soirée des Césars (même si je fredonne cependant depuis le port/c de Jeanne Balibar). Et j'ai toujours bien aimé les Chamfort/Duvall pour Lio (bon, peut-être pas Tétéou).



28/01/2010

28/01/10 - 19:40

"[...] ne racontez jamais rien à personne.
Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer"





11/01/2010

11/01/10 - 22:33

Coo, coo, ca-choo, Mrs Robinson !
(Jesus loves you more than you will know)


Une fois encore, la règle intangible et tacite (dite Théorème de Kenneth Starr ou Maxime du Parti Républicain ou Principe de Daniélou) qui veut que : "toute personne amenée à tenir en public des propos moralisateurs sur les comportements privés dans le but de consolider son image publique sera, dans un temps indéterminé mais souvent bref, prise dans un scandale sexuel de grande ampleur (et/ou comportant des détails sordides selon la variante de Hoover) a frappé.



La sémillante Mrs Robinson (ce seul patronyme est une source de blague intarissable. Absolument toutes les paroles de la chanson semblent avoir été écrites pour elle), femme (à l'heure de l'impression, NDLR) du premier ministre d'Irlande du Nord, connue pour ses positions réactionnaires (I quote : "There can be no viler act, apart from homosexuality and sodomy, than sexually abusing innocent children.") est contrainte à la démission après avoir reconnu une relation extra-conjugale avec un jeune restaurateur de 19 ans (illustration ci-jointe), Kirk McCambley.



Loin de nous (nous, ceux dont ignominie de la sexualité n'a d'égale que celle des violeurs d'enfants, je re-cite) l'idée de lui jeter la pierre. Il est roux, il s'appelle Kirk, il a 40 ans de moins qu'elle : pas de quoi défriser un mouton. Au contraire, Iris, s'il en est qui peuvent te comprendre mieux que ces buveurs de Guiness et d'eau bénite, c'est nous, ceux dont les actes de te font sentir : "totally repulsed". En revanche, Sweetie, jamais nous n'aurions fait l'erreur de convaincre des amis entrepreneurs d'investir dans le restaurant de notre jeune amant. Surtout en échange de notre influence de parlementaire. Non, ça, c'est "vile"...

évidemment, en cliquant, on la retrouve : "Sitting on a sofa on a Sunday afternoon / Going to the candidates debate", mais après un séjour en Italie, loin des médias qui salissent tout


05/01/2010

05/01/10 - 22:52

Ruhleben-Pankow


La Spree est gelée et le Landwehrkanal, bien plus plausible en mausolée gris fer que sous le soleil d'août. "[...] palais neufs, échafaudages, blocs, Vieux faubourgs, [...]", c'est une ville à peine familière que je parcours différemment. L'Est si peu traversé la première fois, là arpenté sous la neige puis dans un froid moins vif mais bien morne : vitrines éteintes, magasins fermés pour célébrer les Weihnachtsfeiertage. La Volksbühne ressemble à un blockhaus, les touristes se rassemblent au pied de la Tour et piétinent la terre fraichement retournée du Palais de la république détruit.



Les rues ne sont pas décorées, les familles berlinoises accrochent des étoiles lumineuses en papier blanc aux fenêtres et restent chez elles mais les bars sont ouverts, remplis et chaleureux. La vapeur montent des Imbiss jusque tard dans la nuit. J'essaye de parler allemand mais cette langue m'échappe et lorsque les chansons de Schlager ne couvrent pas ma voix, les serveurs me répondent en anglais, ce qui le fait sourire à chaque fois.
Derrière les déclinaisons sur lesquelles j'hésite encore à chaque phrase défilent et se superposent la salle à manger de la famille Klopfer, où, terrifié, je n'avais pas d'autre choix que de parler allemand, les corrections mi-amicales et mi-moqueuses d'Y. et de C. ("falsch deutsch !"), les chansons de Nena vite remplacées par Kraftwerk (qui nécessitait un vocabulaire restreint), le sentiment assez vite perçu de devoir maîtriser un instrument de distinction sociale et de sélection scolaire bien plus qu'une langue, les voix de mes professeurs. Peut-être aurait-il fallu, comme ici, que cette grammaire se colore plus tôt de désir pour devenir plus facile. Mais ma tentative tardive de la maîtriser enfin se révèle finalement très amusante.

C'est encore un peu Noël, en cliquant, trois reprises pour le prix d'une. Auf deutsch, natürlich.

13/12/2009

13/12/09 - 23:04

"Mein leben fängt erst richtig an"


Une journée qui commence avec Line Renaud ne peut pas être décevante. Dans le micro de la radio publique, elle s'essouffle à rassurer les-fans-de-Johnny (catégorie en soi). Je me réveille en regrettant un peu qu'il aille mieux. Le spectacle médiatique du deuil d'une "icône populaire" est souvent fascinant (mais 3 jours de La musique que j'aime alterné avec les souvenirs caoutchouteux d'Eddy Mitchell, ça risque de rendre la dinde encore plus pénible). D'autant qu'il n'est pas certain que les programmateurs soient assez inventifs pour diffuser les pépites dissimulés dans les recoins d'une discographie fluviale.



Impossible encore de mettre la main sur les mp3 de Johnny-ta liberté c'est mon bonheur-Hallyday en allemand (ceci est un appel) qui pourtant seraient parfaits pour traverser Tiergarten sous la neige. A défaut ce sera ça, ânonné en 4e sous la férule inattendue d'une assistante d'allemand décalée. Le clip est comme un distillat chimiquement pur de la cold wave du début des années 80.

01/12/2009

01/12/09 - 23:09

Dans le coup


- "Tu viens sur Paris ?"
- "Je sais pas, je suis dans l'attente"
- "T'attends une réponse sur ton projet ?"
- "Nan, je suis dans autre chose, là"
- "Un truc sur le mois ou sur du plus long terme ?"
- "Je peux rien dire, je dois rester dans la discrétion, tu vois"
- "T'as raison, c'est sûr. Euh... sur"



Élision des négations , "dans" et" sur" comme prépositions universelles : super facile le français en 2009 (pardon : "c'est juste super facile").