"Rome qui t'a vu naître..."
Les journalistes nous apprennent que les files d'attente pour espérer entrevoir quelques secondes la dépouille embaumée (par un papidermiste ?) du saint Père serpentent dans la Ville sur plusieurs kilomètres. Il faut environ 15h pour atteindre la basilique. Les carabinieri envoient des textos pour signaler ce délai et rappeler aux touristes-admirateurs qu'il faut se munir de couvertures car les nuits sont fraîche, encore, à cette saison. La croix-rouge italienne en fournit aux imprévoyants. Mais les fidèles sont trop nombreux, alors il dorment les uns contre les autres, là, sur les trottoirs, ils prient, ils chantent des cantiques.
Peut-on imaginer qu'à l'occasion de cet événement, dans la foule cosmopolite et un peu fébrile, vers les 3 ou 4 h du matin, au creux de la nuit romaine, alors que les chants se murmurent à voix basse, des rapprochements se fassent ? Oh, juste pour se réchauffer en attendant le matin. Et peut-être même que, parmi ceux venus rendre hommage à ce pape intransigeant, acharné à défendre une morale exigeante et dure, il s'en trouvera certains pour s'aimer sous la porte cochère d'un immeuble romain.
06/04/05 - 14:22
Vous voyez le Bien partout. Bravo.
the-graduate