La tête et l'entrejambe
Plus lancé que les tests de copines pour la plage, plus osé que les séries du Monde sur les grands explorateurs (ou les hommes politiques de la trisième république), les suppléments des quotidiens et des magazines nous proposent cet été de réfléchir à la sexualité.
Chacun fidèle à sa ligne éditoriale : les Inrockuptibles entre Foucauld et Houellebecq s'échinent à dépister ce qui reste de subversif dans la sexualité aujourd'hui (ce qui nous vaut une bonne rasade de bouillon Iacub)
Libération sautille partout en proposant une approche ludique et insolite,
Et Sciences Humaines nous réexpliquent pour la 10e fois, avec la patience et la pédagogie d'un instituteur méthode Freinet, la différence entre le genre, le sexe et la sexualité (merci Madame Butler).
Très bien, mais une fois tout cela lu (en diagonale), il n'en reste pas moins deux questions irrésolues. Qu'est-ce que je sais de mon désir et de ma sexualité ? Et surtout (surtout pour moi, cérébral et rigide), qu'est-ce que je fais de ce savoir ? Ces connaissances, ces réflexions, ces discours théoriques, même étayés par des exemples précis, fonctionnent pour moi comme l'inverse exact de l'instinct. Si l'instinct est un savoir inconscient de lui-même, qui "sait" sans comprendre, alors tous ces textes peuvent m'aider à comprendre (comment se construit l'identité sexuelle, comment le regard social agit sur nous etc...). Mais , en fin de compte, je n'en sais toujours pas beaucoup plus. Ni comment faire, ni comment agir, ni ce qu'il m'est permis d'espérer.
30/07/05 - 19:47
J' ai les inrocks, c' est trés...comment dire ? extrême. Mais bon y' a ecrit sexe en couverture et pas amour. C' est pareil tous les étés, les hormones sont à l' affût et donc les magazines suivent la tendance. c' est comme les regimes au printemps, Les recettes de tartes aux pommes à l' automne et comment eviter la grippe en hiver.
pheel