Nagasaki ne profite jamais
Ce garçon est une bombe et c'est à moi qu'il parle :
lui : -"bonsoir"
1 (rapide coup d'oeil pour vérifier qu'il n'y a personne derrière moi, non, bon, donc c'est bien à moi qu'il s'adresse) : -"euh... geu... bon... euh... bonsoir"
lui : -"on s'est déjà vu, non ?"
1 : -"je pense que je m'en souviendrais"
Tout s'enchaîne ensuite simplement, assez vite : "chez toi ou chez moi ?" (chez moi) / "tu veux boire quelque chose ?" (Perrier) / "c'est qui là qui chante ?" (Goldfrapp) / "et ta chambre, c'est par là ?" (oui)
Je me réveille dans ses bras vers 4h30, je mets un peu de temps à comprendre. Il respire un peu fort. Sur le tapis, en vrac, son t-shirt orange, son djean de djeun, les baskets qui vont avec, son boxer, ses chausettes.

*
Lent reveil, délicieux. Il a des gestes de tendresse que j'avais presque oublié. Il prend une douche, il prend du thé, il prend trois sucres dans son thé, il se rhabille, on s'amuse de notre différence d'âge, il suit avec ses doigts les rides sur mon front et au coin des yeux, il sourit.
"Non, laisse tomber le n° de téléphone, je le prends jamais. Passe une bonne journée"
* on trouve tout sur e-bay, même de quoi illustrer un moment de plaisir et un léger pincement au coeur.
30/08/05 - 11:28
"Il respire un peu fort, sur le tapis, en vrac, son t-shirt orange, son djean de djeun, les baskets qui vont avec, son boxer, ses chausettes."
Pour une bonne compréhension, remplacer la première virgule par un point.
A la première lecture, vous dormiez sur le tapis et tu fus réveillé par un garçon en train de renifler ses vêtements.
:o)
krop