J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

12/09/2005

12/09/05 - 12:23

ENCORE UN PEU ?

Dernière prise de vue ce matin. Imprévue, réservée aux participants de la journée de dimanche, elle a lieu en plein centre de Lyon. Même rituel, avec Spencer Tunick cette fois ci plus accessible qui passe parmi les groupes et répond aux questions en souriant.
La première vue à lieu sur la passerelle qui relie l’église St Paul à la Place des Terreaux. Pour ne pas bloquer trop longtemps la circulation (ni, visiblement, s’attirer vraiment des ennuis avec la police municipale qui tolère là un événement qu’elle ne maîtrise pas), nous nous déplaçons en courant, nus donc, sur la place de l’église puis sur les quais. La passerelle vibre sous nos pas, il fait (toujours) froid. La présence des passants, les gens aux fenêtre, le visage ahuris des passagers dans les bus et de ceux qui se rendent au travail rendent le moment très joyeux.
Une dernière prise se fait dans un escalier du vieux Lyon. Les corps encore bronzés par l’été ont la même couleur que les crépis rosés des maisons renaissances. Debout, les yeux fermés, je peux même entendre le petit déclic de l’appareil.



Fin de la prise de vue, ce matin, lundi 12 septembre à Lyon

Pour me remettre, une brioche aux pralines et un café aux Négos.

commentaires

12/09/05 - 15:29

J'aime beaucoup ce que fait Tunick -suis pas certain de l'orthographe- mais là je reconnais que tous ces corps nus et flous qui forment une masse anonyme avec à droite Rue Juiverie me met mal à l'aise en me renvoyant aux camps de concentration. Hasrd ou non ? Si non, je trouve ça plutôt de mauvais goût...

12/09/05 - 23:59

EVIDEMMENT hasard (le choix du site, fait au dernier moment par le photographe, dépendait de sa topographie en escalier).
La rue juiverie (toponymie courante dans les villes possédant un centre ancien) renvoit au passé médiéval de la ville et au statut déjà particulier de la communauté juive, rejetée et intégrée tout à la fois ou successivement (ordonnance de Saint Louis en 1254 etc...), communauté essentielle au fonctionnement des ville, souvent rassemblée dans un quartier ou dans une rue.
Hasard qui n'empêche nullement, vous avez raison, de s'interroger sur le lien entre ces photos de corps nus et d'autres photos montrant d'autres corps. Mais je pense que le travail de Tunick ne "joue" pas avec cette idée d'une évocation de la Shoah, ces photos "font avec", comme notre époque toute entière hantée par la destruction des Juifs.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.