J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

30/09/2005

30/09/05 - 17:20

Mon truc en plume (ploc)

C’est la rentrée, c’est la reprise de ces activités physiques destinées à m’empêcher de me ramollir physiquement et socialement. Coordination, rapidité, travail des adducteurs et maîtrise de la conversation insipide « Comment se sont passées tes vacances ? Et les enfants vont bien ? Dis bonjour à Marie-Christine de ma part ». Depuis 2 ans maintenant, je retrouve chaque année mon club de badminton et mon partenaire attitré, adversaire en simple et coéquipier en double, le beau (je n’allais tout de même pas choisir sur des critères sportifs) J.
Eternel étudiant en sociologie, il tente de m’expliquer l’interaction chez Goffman pendant l’échauffement (ploc, ploc) puis m’inflige des défaites cuisantes à coup de smashs assassins et d’amortis exaspérants (ploc). Je lui pardonne ces humiliations régulières pour le simple plaisir de retrouver ses invraisemblables t-shirts jaunes ou oranges, ses shorts de basket xxl, ses yeux bleus, ses lacets défaits qui l’arrêtent en plein échange (un peu agaçant ça, quand même, surtout quand on mène contre M. et B. les deux blaireaux du clubs, particulièrement doués pour se congratuler bruyamment à chaque point gagné et pour se savonner l’entrejambe en vantant les mérites de leurs voitures -je les suspecte d’ailleurs de passer leurs samedi après-midi à faire l’inverse-) et sa barbe de trois jours.



J’ignore tout de sa vie privée et lui de la mienne. Je tente parfois de fines allusions. Ainsi, quand j’essaye sa raquette au cordage plus tendu que la mienne (une scène très Red River) et qu’ il me sourit et prend une grosse voix pour me dire que « c’est pas une raquette de pédé, hein ? », je la lui tends aussitôt en précisant : « bon, ben je te la rends alors ». Ou cette autre fois, alors qu’il me demande pourquoi j’ai arrêté l’escrime pour faire du badminton et que je lui explique que je ne pouvais pas passer à côté du seul sport qui nécessite l’utilisation d’un accessoire en plume. Il sourit en retour, imperturbable, un peu moqueur, irrésistible.



commentaires

30/09/05 - 17:35

franchement, je préfère le goodminton : les joueurs sont gentils contrairement au badminton LOL

30/09/05 - 17:39

Le Goodminton club est le nom du club de badminton gay et lesbien de Paris...

02/10/05 - 18:35

"badminton gay et lesbien" = pléonasme

02/10/05 - 23:24

il faut une licence, quelque chose ?

03/10/05 - 12:18

pour être gay ?

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