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J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

23/04/2006

23/04/06 - 12:34

Dans le fond des forêts votre image me suit


Il y a celui qui a disparu brutalement, du jour au lendemain, évanoui, enlevé, enfui, jamais revu.
Il y a celui que j’espérai retrouver sans vraiment y croire et que je recroise des mois après, le bras autour des épaules d’une fille très blonde et dans le regard l’inquiétude de me voir faire davantage qu’un léger signe de tête et un demi-sourire.
Il y a celui qui revient après un temps un peu trop long pour que cela soit encore un bon souvenir, comme dans la chanson, « They look you up when they're in town / To see if they can still burn you down / He fell in love, you see / With someone that I used to be ».

Et depuis peu, configuration inattendue, il y a ce garçon que je pensais d’un soir et que je ne cesse de recroiser aux détour des rues et sur les terrasses des cafés enfin ouvertes. Chaque rencontre inattendue devient le prétexte à des messages, sans autre objet que de remarquer ensembles ces coïncidences. Aucun rendez-vous, surtout pas, juste le hasard. Je lève les yeux de mon journal et il est assis en face de moi mais il n’a pas le temps de prendre un café. Je passe sous ses fenêtres mais j’attendrai le soir pour le lui dire. Je reçois le programme de cette journée de juin, il interviendra le matin, je découvre ainsi qu’il n’a pas qu’un prénom. Et derrière la vitre de la bibliothèque, il passe en esquissant un léger signe de la main.


il suffit de cliquer


Dans la ville rétrécie aux dimensions d’un jardin d’enfants, nous jouons à cache-cache sans trop y croire, avec sur les lèvres un léger sourire désabusé.

05/04/2006

05/04/06 - 18:56

Et je remets le son

J'adore regarder danser les gens.
Alors les écouter en concert...



02/04/2006

02/04/06 - 14:24

Le pape est mort, vive le printemps !


La chanson-pour-survivre-au-dimanche-après-midi est un deux-en-un.
En 1992, Sinead O'Connor provoque un urticaire géant à toute la droite conservatrice américaine en déchirant en public une photo de Jean-Paul II en précisant d'une voix calme "Fight the real enemy"*. Le mafieux Sinatra ira jusqu'à envisager de "lui botter les fesses" mais son arthrite l'en empêchera.
Le 2 avril** 2005, l'ennemi planétaire d'une politique rationnelle de prévention du sida meurt enfin, bizarrement pleuré par tous les médias de notre république laïque.
Un an plus tard, jour pour jour, c'est le printemps (enfin, c'est Evelyne Dhéliat qui le dit en minaudant) et c'est donc l'occasion d'écouter Sinéad reprendre ABBA et chanter que "the sun is still in the sky / and shining above you".


* en fait, ça fait trois-en-un : "Fight the real enemy"

**L'autre possibilité consistait à commémorer la mort d'un président de la république, il y a 32 ans, un 2 avril, des suites d'une longue et très secrète maladie, tout en écoutant Marylin sussurer "Pom, pom, pidou-wah !"