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J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

12/07/2006

12/07/06 - 22:59

Spring summer feeling



il suffit de cliquer


06/07/2006

06/07/06 - 11:37

Mon acte queer de la veille

Faire un queer fight avec Madame La Potiche (lst)


il suffit de cliquer

Et gagner.

04/07/2006

04/07/06 - 18:32

La vie, des fois… (on pleure presque pas)


Le contrat est clair, même s’il reste tacite, caché entre les lignes fébrilement tapées sur nos claviers respectifs et nos écrans croisés, dans cette fin de dimanche après-midi orageuse et un peu triste : direct, efficace, si possible satisfaisant, avec le plus de contact et le moins d’échange possibles. Mais comme parfois, le plaisir partagé bouscule les conventions et révèle l’absurdité de croire que le désir, c’est juste ça.


il suffit de cliquer*


C’est moi qui commence : "tu veux de l’eau ?" Non, ça va, il n’a pas soif, merci, il demande s’il peut se laver rapidement, oui bien sûr, c’est juste là, il y a des serviettes à côté. A moitié rhabillé, j’entrouvre la fenêtre, le bruit de la pluie et celui de la douche se mélangent, je m’assois sur le lit et je bois un peu et lentement. Je sursaute en entendant sa voix me dire que tiens, on utilise le même parfum. Je le rejoins, il est déjà presque habillé, il lace ses chaussures, lève la tête, s’interrompt. Il s’approche de la bibliothèque, écarte la photo de Tunick qui n’était pas comme je le croyais, l’objet de son attention soudaine et décale légèrement de l’alignement des livres la tranche d’Un Homme Marié. "Je viens de le finir, en poche…c’est bien… enfin, ce qui est bien, c’est que c’est triste, mais… en fait, on pleure presque pas." De la main droite, il réajuste sur son épaule la couture de son t-shirt bleu vif, il fronce un peu les sourcils. "Bon, ben… salut".