Il neigeait. L'âpre hiver etc...
Au travers des grandes fenêtres de la MEP, on devine les flocons qui tombent dans les faisceaux des phares. Je passe rapidement dans les premières salles de l'exposition Bernard Faucon, presque mal à l'aise devant ces mises en scènes de mannequins de vitrine et de très jeunes adolescents à la Michel Tournier. Les autres séries recèlent en revanche des vues faussement simples et belles, troublantes, aux évocations opaques.

Quand je sors, il neige encore rue François Miron. Je rejoins M. et S. dans leur appartement chic et moderne. Je les trouve en plein débat sur les biorythmes végétaux. Face au déperissement de leur collection de cactées, ils se sont décidé à installer tous les pots aux toilettes (décoration qui rend l'endroit désormais un peu inquiétant) et à équiper la pièce d'une ampoule "luxo-thérapie" qu'il faut laisser allumer du matin au soir pour simuler un jour tropical. Le problème se pose de l'utilisation impromptue de l'endroit au milieu de la nuit : l'allumage, même temporaire, ne risque-t-il pas de stresser les plantes ? Mon apport au débat se limite à juger dangereux de pisser dans le noir à proximité d'un
figuier de barbarie, même nain.
Je retrouve aussi avec plaisir E., rencontré
cet été. Toujours volubile, chaleureux et moqueur, il prend des nouvelles ("Alors, encore homosexuel ?") et raconte ses dernières aventures ("non, mais franchement, les Suédois, les bonnets ça leur va super bien"). M. remplit nos verres, attise le feu, met de la musique. Nous sommes entre Noël et le jour de l'an.
03/01/06 - 14:43
"Je les trouvent en plein débat" : oh non, pas vous, pas de fautes (de français, de frappe, d'inattention) sur votre blog !
isocrate