Il faut que tout change pour que rien ne change
Premier week-end sans écharpe ni gants, à peine un peu de pluie et le ciel qui devient bleu sombre derrière le Pont Wilson mais une heure plus tard.
Des amis / des inconnus / des garçons que je ne reverrai pas disent :
"C'est quand même bizarre votre truc, non ?" (je réponds, une main sur sa poitrine "c'est quand même aussi un peu ton truc, non ?") / "Tu crois vraiment que ça va revenir, les baskets à scratch ?" / "C'est qui, le groupe, là, derrière ?" "A vu de look, c'est des élèves du lycée professionnel Kamel-Ouali de Sarcelles" / "Moi le printemps, ça me fait rien"
"Et cette horrible reprise Ginette Reno... Quand je pense que j'ai emballé sur cette chanson au London..." "Mais vous faisiez comment à cette époque, avec le couvre-feu et les bombardements ?"/ "Tu devrais mettre de l'homéoplasmine, sinon tu vas avoir le têton enflé" / "On avait pas dit 'pas tard' ?" / "En même temps, si l'on ne dort pas cette nuit-là, on ne le sent pas, le passage à l'heure d'été"
28/03/06 - 08:45
Du côté de chez moi
"Je croyais qu'il y avait un supplément après 22h", "Les expos de designer c'est super chiant", "Faut faire sacrifice"...
the-graduate