J'écoute : Little Boots / Eva Cassidy / Ladyhawke
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Allan Hollinghurst
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 22 décembre 2008 à 11:58)

23/04/2006

23/04/06 - 12:34

Dans le fond des forêts votre image me suit


Il y a celui qui a disparu brutalement, du jour au lendemain, évanoui, enlevé, enfui, jamais revu.
Il y a celui que j’espérai retrouver sans vraiment y croire et que je recroise des mois après, le bras autour des épaules d’une fille très blonde et dans le regard l’inquiétude de me voir faire davantage qu’un léger signe de tête et un demi-sourire.
Il y a celui qui revient après un temps un peu trop long pour que cela soit encore un bon souvenir, comme dans la chanson, « They look you up when they're in town / To see if they can still burn you down / He fell in love, you see / With someone that I used to be ».

Et depuis peu, configuration inattendue, il y a ce garçon que je pensais d’un soir et que je ne cesse de recroiser aux détour des rues et sur les terrasses des cafés enfin ouvertes. Chaque rencontre inattendue devient le prétexte à des messages, sans autre objet que de remarquer ensembles ces coïncidences. Aucun rendez-vous, surtout pas, juste le hasard. Je lève les yeux de mon journal et il est assis en face de moi mais il n’a pas le temps de prendre un café. Je passe sous ses fenêtres mais j’attendrai le soir pour le lui dire. Je reçois le programme de cette journée de juin, il interviendra le matin, je découvre ainsi qu’il n’a pas qu’un prénom. Et derrière la vitre de la bibliothèque, il passe en esquissant un léger signe de la main.


il suffit de cliquer


Dans la ville rétrécie aux dimensions d’un jardin d’enfants, nous jouons à cache-cache sans trop y croire, avec sur les lèvres un léger sourire désabusé.

commentaires

23/04/06 - 13:44

L'histoire, la photo et la musique ou comment la poésie et les mots s'inspirent du hasard et de l'errance.

23/04/06 - 21:36

Tiens ... coïncidence !
On est tombé tous les deux dans Rougerouge presque au même moment ... [www]

30/04/06 - 16:02

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