Indices
Sur les plages carrelées du bassin extérieur flotte ces odeurs écœurantes de noix de coco, de vanille et d’huiles exotiques que l’inconscient publicitaire nous incite à associer aux vacances-lointaines-dans-des-îles-au-soleil, idéal occidental low-cost de récompense au travail salarié.
La lumière vive sous les arbres au travers des feuilles jusqu’à les rendre presque jaunes, le bleu enfin net du ciel.
Mon voisin, jamais en retard d’une tendance pour peu qu’elle soit prescrite, sur un ton comminatoire et complice, par un magazine affichant en couverture une actrice déclarant au monde et en sous-titre des sentences définitives sur la vie, le couple et la bonne nuance de gloss, mon voisin, donc, arbore des tongs frangées (notion floue mais description compliquée, résultat plutôt moche).
Les premières nuits avec la fenêtre ouverte (et les premiers moustiques).
il suffit de cliquer
Ma ville, historiquement et culturellement schizophrène [moitié bourgeoise/provinciale/fermée/tropisme val de Loire, moitié étudiante/villageoise/tuile ronde/tropisme quasi-occitan], basculant toute entière dans le Sud et s’affalant en terrasse.
« Salut […] Oui, je crois qu’on ne s’est pas contacté depuis… je sais pas… novembre ? oui, c’est ça, novembre… […] quoi, tu seras là la semaine prochaine ? Mais j’ai bien fait d’appeler ! Bon, je réserve chez Christophe alors ! la table à l’étage, évidemment… Tu vas voir sinon, la mer est vraiment froide ! Je t’attends pour me baigner, je t’embrasse »
10/06/06 - 21:35
j'en suis tout mélancolique.
hgolightly (visiteur)