Je m'étourdis, ça ne suffit pas
R. : - "On se rejoint au bar, comme l’été dernier ?"
1 : - "Oui, d’accord… Je ne me souviens plus très bien où il est…"
R. : - "C’est pas difficile à retrouver. C’est derrière le casino, pas très loin de la plage, à côté de Notre-Dame-des-dunes".
Rien, dans ce bar de garçons identique aux autres, n’est à la hauteur des images que fait naître cette phrase. A la place d’un dessin de Loustal, je retrouve les tabourets en métal le long du comptoir mal éclairé, les flyers épinglés aux murs, les magazines gratuits et le serveur en débardeur. Je fais la remarque à R. qui se moque de cette poésie de bande-FM
R : - "Attends, Notre-Dame-des-dunes… on dirait presque des paroles de Souchon… genre "les filles dans des robes légères, gna gna gna, le bal du gouverneur" etc… la bande son idéale pour déprime sentimentale de baby-boomer en pré-retraite."
1 - : "Mais pas du tout ! Moi j’y entendais plutôt Etienne, "A sable d’or près des Dunes", c’est à dire flirt adolescent pendant le premier septennat de Mitterrand, premier baiser et polo Beneton, rien à voir !"
Je marmonne dans mon Monaco et j’assène l’argument définitif :
- "Et puis, je te raconterai n’importe quoi. Ce sera bien-hein, non ?"
il suffit de cliquer
R. sourit et pose sa main sur mon cou en murmurant "oui, c’est ça…, ce sera bien…"
30/06/06 - 19:57
Splendide, la photo ! ;o)
marguerite-deraille