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J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

28/02/2007

28/02/07 - 23:03

Sous une pluie torrentielle


Impeccable portrait de l'impeccable François Wahl. Intellectuel, résistant, juif, homosexuel (sans aucun ordre). Capable de rectifier les errements de Milner et de défendre l'idée qu' "il n'y a pas d'absolu. S'agissant des individus, chacun est "un" et doit être compté comme "un". "



Une vie avec l'esprit et une vie d'amoureux. Trente-trois ans avec l'homme qu'il aime, une rencontre de cinéma ("Ils se sont connus en mai 1960, à la chapelle Sixtine. «Il m'a dragué, il était midi. A minuit, Severo m'a dit : " Est-ce qu'on est engagés ?" Sous une pluie torrentielle, j'ai dit : "Oui.") et des journées entières dans les livres.

16/02/2007

16/02/07 - 20:46

Say nighty-night and kiss me

Francesco Paolo LoVecchio est mort le 6 février dernier. Sous ce nom-là, personne ne le connaît et sous son nom de scène plus grand monde encore. Frankie Laine a été l'un des premiers crooner amériacin, avant Sinatra et bien avant Presley. On dit qu'il fut le premier à avoir un fan-club composé de filles amoureuses qui peignaient au vernis rouge les lettres de son nom sur les ongles de leurs doigts.
Il a tout chanté, du gospel, du blues, des ballades sur-orchestrées, des duos avec Doris Day (enfin, quand elle acceptait d'arrêter d'hululer Que Sera Sera), du jazz, parfois, comme cette version du Waiting at the end of the road de Berlin en 1949.




Et puis il fait partie de la liste toujours surprenante de ceux qui ont chanté un de ces miracles de moins de 4 minutes composé par Gus Kahn. Pas It had to be you ni Love me or leave me (Kahn a aussi écrit My baby just cares for me, juste pour donner une idée de son talent), mais Dream a little dream of me. Laine en fait un immense succès en 1950, bien avant Mama Cass et son couplet siffloté.
En cliquant sur la photo, juste par esprit de contradiction, une version en danois.