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J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

06/04/2007

06/04/07 - 22:07

Isoloir

A ceux qui me demandent souvent ces derniers temps : "mais vraiment, tu serais prêt à voter pour Royal ?", je réponds que je l’ai déjà fait et qu’elle est ma présidente depuis plusieurs années déjà.

Aux mêmes (mes amis sont insistants) qui me demandent mais comment tu peux : les hésitations, la brutalité bien pensante, l’obsession familialiste, le drapeau, je réponds que c’est une décision maintenue en dépit d’elle :
" Je fermerai maintenant les yeux, je boucherai mes oreilles, je détournerai tous mes sens […] " et mon choix sera donc parfaitement cartésien.

Comme souvent, d’autres pensent mieux et plus loin. Etienne Balibar (dont la fille hante en ce moment les ondes de sa voix traînante pour expliquer à quel point le travail de l’acteur est une expérience de la dépossession, même Kathleen Evin trouve qu’elle en fait trop) d’abord, ici, et Freedonia, la mélancolie de la rue Saint-Guillaume, ensuite, qui la prévoit au second tour dans toutes les configurations possibles.



Incidemment, un soir d’excès, il y a peu, toute la partie gauche du comptoir du bar-à-garçons de ma ville s’est engagée, en cas de victoire, à s’habiller comme Ségolène (comprendre : un tailleur blanc, une perruque, des bottes, et la main sur le ventre pour sur-signifier le chevillement au corps). Et là, j’avoue, j’ai hâte de voir.