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J'écoute : Margo Guryan / Jamie Lidell
Je regarde : l'écran de cet ordinateur
Je lis : Véronique Ovaldé / Jacques Roubaud / Yourcenar
Je joue : "à qui perd gagne / tu joues au plus fortiche / et moi, et moi... moi je m'en fous je triche" etc...
Je bois : de l'eau
Je cite : "Il n'y a que la seule irrésolution qui cause les regrets et les repentirs"
Je rêve : parfois

(mis à jour lundi 28 avril 2008 à 21:43)

12/08/2007

12/08/07 - 17:15

Genau im Mittelpunkt der Welt (2)


lui : Alors, Madrid ou Berlin ?
1 : - comme tu veux
lui : - ne dis pas « comme tu veux »
1 : - alors Berlin !



Compartiment n° 15, intérieur jour :
lui : - grrrmmpff mmpfff
1 : - Wolfburg, on arrive bientôt !
lui : mrrrrpppff grmmm
1 : - on descend à Bahnhof Zoo , c’est plus simple, mais ce n’est pas la peine de relire Christiane F. on ne fait que passer, on va poser les bagages à Schöneberg. Et là, pour le coup, on peut faire Isherwood et Marlene
lui : - avec les bas résille et le chapeau claque dès 8 heures du matin ?




J’avais promis, Berlin a tenu : la chaleur de l’été, les yeux en l’air rivé aux cimes des immeubles modernes dont les lignes se heurtent au coin de chaque rue, les garçons nus sur les pelouses de Tiergarten, des kilomètres en vélo (« si tu me dis encore que ç’est plat, j’arrête un taxi »), les petits-déjeuners pour commencer l’après-midi, les bars ouverts jusqu’à l’épuisement des buveurs, la quiétude inattendue d’une capitale moderne, les soirées improbables*

* 1 : - putain, mais c’est où l’entrée du Kinzo ?
lui : - toi qui parle allemand [sourire] Demande au videur, là.
1 : - première information : inutile de sourire à un videur berlinois. Sinon, d’après ce que j’ai compris de ses grommèlements, c’est juste de l’autre côté de l’Alexander Platz.
lui : - oh, c’est bon alors, plus qu’un kilomètre à pied. En se dépêchant, on devrait y être avant que la brume ne recouvre entièrement la Fernsehturm.



Et dans la tranquillité d’une ville assoupie par l’été, je découvre qu’il est facile de vivre avec lui, à sentir chaque jour sa présence silencieuse ou moqueuse. De rares échanges moins légers que d’autres, le soir, fatigués par l’après-midi au soleil de Wannsee, me permettent de dessiner avec plus de précision les contours des secrets qu’il garde pour lui. Je les lui laisse sans poser de questions, en échange de son bras le matin glissé sous mon cou et du poids de son corps endormi contre moi.



Pour entendre Marlene, Trude Herr et Keith Caradine, il suffit de cliquer.

commentaires

12/08/07 - 22:50

Ces chansons sont hautement improbables. Merci !

13/08/07 - 16:56

Ein Lächeln von Prenzlauer Berg...

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