Chacun son tour
Sept. Dans ma numérologie intime où se mêlent indistinctement les dates d’anniversaires des gens que j’aime, les indicatifs des départements où j’ai vécu et quelques nombres magiques, le chiffre sept n’évoque rien.
Cette. D’après mes relecteurs, j’abuse de l’emploi du pronom démonstratif en début de phrase. Ils suggèrent plutôt « Une telle… ». C’est un débat encore en suspend. Mais se relire est, au sens plein du terme, une véritable épreuve.
Septembre (quel joli temps). J’ai toujours aimé ce mois que je rattache inexplicablement aux vacances. La rentrée, c’est pour après.
Seth. Je n’ai pas traversé la phase apparemment inévitable de fascination pour l’Égypte antique que connaissent les enfants. J’étais dans l’autre camp, du côté des centaures et des nymphes, occupé à m’accrocher aux ventres des moutons pour échapper à Polyphème. Mais cet été, je suis resté muet devant
elle.
Set. La pratique assidue du badminton, aussi profitable et ludique soit-elle ne m’a pas réconcilié avec le sport et ses contraintes. Alors je nage, cela me va mieux.
Sète. Je ne m’attendais pas à ça. Une ville coincée entre la mer et une colline verdoyante, colorée et sale, vivante, imprévue. La brume de chaleur m’a dissuadé de chercher le chemin du cimetière marin. Le texte de Valéry me poursuit depuis des années. Je le sais presque en entier.
Sept fois cinq. Cet âge qui me semble canonique m’attend au coin de l’année.
25/08/07 - 19:07
Joli détournement du tag pénible-mais-qu'on-aime-bien-remplir-finalement.
the-graduate