Wishin' & Hopin'
Ce Noël s’annonçait improbable, mais en fait non. Il fut finalement modérément familial, tranquille et doux, émaillé de quelques répliques impérissables :
- «Pour le dîner du 24, tu fais sobre». «D’accord, sobre, mais chic !»
- «Et toi, ton projet de vie, c’est plutôt quoi ?». «Euh, là, c’est de tenir jusqu’à la bûche»
- «Non, c’est vrai, vous en pensez quoi : chez Ladurée, c’est les cassis les meilleurs, non ?»
- «Et vous survivez hors du 3e ?» «Oui, ça va. Et puis les jumelles sont dans la même crèche que le petit de Mazarine Pingeot, donc on est pas dépaysé»
- «Tu comprends, il n’avait pas d’alliance, je me suis mise à espérer… tu penses… sa femme vient de le rejoindre… Non, à mon avis, mon prince charmant a décidé de faire du trekking en Colombie il y a six ans et depuis il est retenu par les Farc». «Te plains pas, il aurait pu choisir le circuit découverte en Mauritanie»
- «Profitez-en bien, j’ai fait tellement de cadeaux que normalement je suis sous tutelle le mois prochain»
- «Tu as vu, je t’ai pris un week-end de charme pour deux, hein, au cas où…»
- «C’est joli cette guirlande qui clignote de façon aléatoire» «Ce n’est pas aléatoire, c’est du morse, c’est le sapin qui dit : je viens de Laponie, sortez-moi de là !»
En cliquant sur cette image idyllique du bonheur familial tel qu'il devait exister sous le septennat de Valery Giscard d'Estaing, on peut entendre Dionne Warwick (parfaite avec les after eight en cette période de fête) fredonner que ce n'est pas tout de faire des voeux, encore faut-il s'efforcer de les réaliser.
30/12/07 - 19:35
parfait....
victor