En Lana Turner, sur un trapèze, à 10 mètres du sol
De toute façon, je confonds toujours Laurence Ferrari avec Flavie Flamant. Même blondeur d'attachée de presse, même regard pétillant, même goût pour la mise en scène de sa vie privée. C'est donc sans aucune surprise que je l'ai vu revêtir, en même temps que le blazer blanc désormais ségolénien de la saint-nitouche médiatique, le langage sans nuance de la majorité convaincue.
Dans sa voix, dans ses reprises brutales et ses injonctions de trancher en public pour savoir si "oui ou non" recourir à des prostitués était "regrettable", on entendait sonner le "nous" d'Eric Raoult affirmant que "Frédéric n’a pas la même sexualité que nous". Ce "nous" de la majorité et de TF1, des familles hétérosexuelles et des mamans inquiètes.
En face, F. Mitterrand (le regard dur, les mains croisées devant lui, les intonations : difficile de l'appeler autrement) tentant l'impossible : apporter un peu de nuances dans un journal télévisé et expliquer la marge à la normalité, et y parvenant. De la part de quelqu'un qui célébré les dix ans de (feus) ses cinémas Olympics en descendant des cintres de l'Olympia sur un trapèze déguisé en Lana Turner, ce n'est finalement pas si surprenant.
12/10/09 - 00:43
Non. Il a vraiment fait ça ? (je veux dire les trapèzes, Lana, tout ça quoi)
the-graduate